Équateur / Ecuador
Équateur
Population : 15 000 000 habitants
Devise : Dollar US

Compte-rendu 2010

Lundi 23 aout 2010, 7h55, aujourd'hui je m'envole tout seul, avec mon sac à dos, vers l'Equateur. Sans parler espagnole et en ayant réservé uniquement la 1ere nuit chez l'habitant ainsi qu'une croisière de 5 jours aux Galápagos. Une première expérience que j'ai hâte de tenter avec une très légère appréhension. Mais avant d'arriver à Quito, j'ai un 1er voyage entre Nice & Paris puis, à 10h45, un vol Paris-Bogota. Tout se passe très bien, champagne dans l'avion, films sympas, les 11 heures de vol transatlantique se passent parfaitement bien et me voilà en Colombie. Là je fais mes premières rencontres. D'abord avec Toni, un parisien qui va se rendre au Pérou et Baptiste de Pau, qui lui va rejoindre sa copine arrivée la veille à Quito. Il est 20h30 heure locale (3h30 en France) quand je pose le pied en terre équatorienne. Paquito, le père de famille chez qui je vais dormir ce soir est venu me chercher à l'aéroport avec son fils de 13 ans. Tout de suite, je suis dans le bain, les 2 ne parlent pas anglais mais on arrive à se comprendre sans trop de problème. Arrivée chez eux, je rencontre Helena, une mama équatorienne très accueillante. Un repas m'attend, on discute puis je ne traine pas trop, je file dans ma "suite" prendre une douche (glaciale) et je m'endors très rapidement après ces 20h de voyage.

Le lendemain, réveil 6h40. Paquito et Helena m'attendent pour le petit dej'. Aujourd'hui, je vais partir vers le nord, à Otavalo pour commencer à découvrir les paysages sauvages d'Equateur. Pour ça, je dois me rendre à la gare routière de Carcelen, où j'ai rendez vous avec Sandrine à 8h du matin. Elle est ici depuis quelques semaines et nous avons échangé quelques mails sur voyageforum afin de passer quelques jours ensemble. Le temps de faire connaissance, nous partons en bus à 9h pour rejoindre Otavalo.Deux grosses heures plus tard, nous voilà arrivée. Maintenant direction notre hôtel, "La Luna", qui se trouve à 4km du Centre ville, en pleine campagne. On pose nos affaires et c'est parti pour une 1ere rando, "El Caminos del Incas". En se perdant un peu sur le retour, ça nous prendra 3 bonnes heures mais on enchaine en faisant l'extension vers une cascade se trouvant en pleine foret. Nous croiserons pas mal d'animaux cochons, vaches, moutons, lamas... et après 45mn de marche supplémentaire, nous arrivons à cette superbe cascade, où nous sommes tout seuls. Le temps d'apprécier le paysage et nous repartons à l'hôtel où nous arrivons vers 16h. Un peu de repos puis nous allons en centre ville, en stop. Là nous sommes pris par un pick-up conduit par un gamin de 14 ans, qui s'entraine, il touche à peine les pédales... folklo ! Après n'avoir pas trouvé grand chose pour manger, on retourne à l'hôtel et on se couchera assez tôt. Pour moi, cette première journée est assez crevante, pas le temps de digérer le décalage horaire, j'ai tout de suite enchainé avec des heures de bus et quasiment 4h de marche à 3000 mètres d'altitude.

Mercredi 25, levé 6h30. Aujourd'hui, nous avons prévu une grosse rando autour de la Lagune de Cuicocha (Cochon d'Inde en Quechua, car les 2 petites iles qui se trouvent au centre du lac, ont la forme de ces petits rongeurs). Nous commençons par faire du stop en sortant de La Luna afin de nous rendre en centre ville pour prendre un bus en direction de la lagune. Coup de chance, l'autochtone qui nous prend, va à Cuicocha. Nous gagnons du coup pas mal de temps et nous arrivons vers 7h30 sur place. Aujourd'hui, le temps est couvert, pas mal de brouillard et d'humidité, ce qui rend ce lieu désert, vraiment mystérieux. Nous pensons pouvoir faire le tour de la Lagune en 4 ou 5h maximum alors que le Lonely Planet le donne en 7h. Nous allons vite déchanter. Il y a pas mal de dénivelé, de gros détours et le chemin est parfois difficile à trouver dans cette dense foret. Il va nous falloir en effet 6 bonnes heures pour en faire le tour. Vers la fin, nous trouvons par chance et au hasard de notre seule rencontre de la matinée, un restaurant se situant sur les hauteurs de la lagune. Le repas se passe donc avec une vue magnifique et panoramique sur ce lac. Après avoir repris quelques forces, on trouve rapidement un taxi qui nous emmène à Quiroga, où nous prendrons le bus pour Otavalo puis stop vers l'hôtel. Nous récupérons nos sacs assez rapidement afin d'attraper le dernier bus pour Quito. Nous arrivons dans les temps et nous embarquons donc pour la capitale. Le trajet se passe normalement mais malheureusement, à l'arrivée, pas plus de 15 secondes d'inattention vont suffire aux nombreux pickpockets du pays pour me voler mon portefeuille. Je me rends immédiatement compte du vol mais vu la foule, impossible de savoir qui l'a pris. Du coup, perte de carte d'identité, permis, des euros etc...heureusement, j'avais sur moi la carte bleue et le passeport. Inutile d'aller se plaindre à la parodie de Police qui règne dans le pays. Je me résigne et surtout, je décide de ne pas me gâcher les vacances pour si peu. Mais cette mauvaise expérience me fera prendre conscience que toutes les légendes et histoires qui circulent sur l'Amérique du Sud sont biens réelles. Et ça n'est que le début...Bref, on cherche un hôtel et ce soir nous réservons le "Chicago" dans le centre de Quito. Après un rapide passage à l'hôtel, direction le Cafecito, dans le Mariscal, un quartier déconseillé par les guides la nuit mais très animé. Là, Céline, une copine de Sandrine nous rejoint, on discute pas mal, puis un français qui est à la table voisine, se rend compte qu'il s'est fait voler son sac, pourtant attaché par son pull, à sa jambe. Lui à tout perdu, passeport, CB, iPhone, iPod, appareil photos etc... alors qu'il doit repartir 3 jours plus tard. A ce moment là, je me dis qu'avec la perte de mon porte feuille, je m'en sors plutôt très bien. Céline nous racontera différentes histoires sur l'insécurité du pays, notamment une qui lui est arrivée. Il va vraiment falloir être très vigilant.

Nous sommes jeudi, on se lève à 7h pour partir aux Termes de Papallacta, à l'est de Quito. Il nous faudra quasiment 5h de bus pour y arriver. La faute à un chauffeur qui roule très très lentement, car il n'y a que 80km entre les 2 villes. A peine arrivée, on prend un café dans ce magnifique complexe, niché dans une vallée verdoyante et entouré de dizaine de sources d'eau chaude. Il fait assez froid, brumeux et c'est un véritable régal de se reposer dans ces bains bouillants. Après nous être relaxé, nous redescendons à pied, accompagné d'une Quechua, les quelques kilomètres qui nous séparent de l'arrêt de bus. En chemin on s'arrête manger dans un restaurant "très typique". Nous arrivons à 19h à Quito, un petit tour en centre ville puis gros dodo. Demain, je quitte Sandrine pour aller vers le sud.

En ce vendredi, levé à 7h. J'ai deux objectifs aujourd'hui, me rendre à la Lagune de Quilotoa et me rapprocher le plus possible de Baños. Pour ça, je prends le bus à la gare routière de Quitumbe (dans le sud de Quito) jusqu'à Latacunga. Une ville assez pourrie mais point de passage obligé. Je rencontre alors 3 étudiants français, qui entament leur dernière semaine en Equateur après avoir travaillé deux semaines dans une fondation. Nous montons dans le bus, et là, saine assez surréaliste, une indienne frappe avec un solide pilon et en hurlant, un homme qui ne bronche pas. Il se laisse frapper de longues minutes sans rien dire, personne ne bouge dans le bus et tout le monde regarde la femme s'exciter sur lui. Nous 4, nous ne savons pas vraiment quoi faire, tellement surpris par la scène et surtout par l'absence de réaction de militaires alors présents dans le car...La femme sera enfin sortie du bus, alors qu'elle continue à hurler et que l'homme, en sang, se rassoit, comme si rien ne s'était passé...bizarre. A partir d'aujourd'hui, et afin de ne prendre aucun risque, je décide de toujours garder mon gros sac avec moi dans les trajets en bus, quitte même à payer deux places. Je me fais donc les 3h de route jusqu'à Zumbahua avec mon sac sur les genoux, pas super confortable dans ces routes montagneuses. Sitôt descendu, on prend un pick up et 30mn plus tard nous voilà au minuscule village de Quilotoa. Pas plus de 50 personnes doivent vivre dans les quelques maisons présentes au sommet du cratère. Mais quel spectacle en arrivant, une eau verdoyante et une profondeur fabuleuse me font oublier les 6h de route pour admirer un tel paysage. Tout ça, avec un nombre très réduit de touristes. J'apprécie vraiment de me retrouver dans un tel contexte, à 12 000 km de la France, seul avec moi-même. Mais il va me falloir redescendre et les voitures sont peu nombreuses sur cette piste rocailleuse. Le destin va alors me donner un petit coup de main, je repère un bus scolaire et je demande au chauffeur s'il peut me redescendre jusqu'à Latacunga. Ce bus a en fait été loué par 6 autrichiens qui acceptent non seulement de m'emmener à Latacunga mais également jusqu'à Baños. Je vais gagner énormément de temps grâce à tout ça car le trajet me prendra seulement 6h grâce à eux. Sur la route nous apercevrons l'impressionnant Cotopaxi et le Tungurahua, qui domine Baños et dont l'activité à repris le 28 mai 2010. Autant dire qu'il est fortement conseillé d'aller se renseigner sur les procédures d'évacuation en cas d'éruption. 19h15, j'arrive et je trouve un hôtel familial très propre qui me servira de camp de base pour 2 nuits. Mais pas de repos, je file visiter la ville en nocturne. Elle se trouve entourée de montagnes et d'une flore épaisse, la jungle est tout autour. Sur les conseils des étudiants rencontraient le jour même, je décide, d'aller le lendemain, me renseigner pour une journée en Amazonie...

Aujourd'hui c'est samedi, donc grâce mat', levé 7h45. La mission est de trouvée une agence pour partir dans la plus grande foret du monde. Ce que je vais trouver assez rapidement, en me glissant dans un groupe de 5 personnes, une famille d'équatoriens, venue de Guayaquil passer quelques jours de vacances dans l'est du pays. La 1ere étape, sera l'observation du haut d'un canyon entre Baños et Puyo, de nombreuses buses, puis un peu plus loin, nous aurons le privilège de rencontrer quelques singes ou autres animaux tropicaux. Ensuite, nous allons avoir la chance de voir le petit village d'une communauté Quechua et même leur donner un coup de main à transporter quelques brouettes de terre afin de participer à l'amélioration de leur lieu de vie. Nous quitterons ce village en pirogue, passant au milieu de la jungle avec tous les sons propres à celle-ci. Une atmosphère que je recherchais particulièrement et que j'avais entre-aperçu en mai dernier en Asie. Après une bonne heure de navigation, reprise de la marche afin de pouvoir admirer une cascade d'une trentaine de mètres de hauteur. Le chemin sera entrecoupé de diverses expériences, comme le balancement sur une véritable liane ou encore la dégustation de fourmis vivantes. La journée se termine en beauté, lorsque nous arrivons à un mirador qui nous permet de contempler la jungle amazonienne à perte de vue, avec un prime un superbe couché de soleil. Cette immensité prend aux tripes et il est très difficile de quitter ce lieu magique. Mais il faut y aller, 3h de route nous attendent pour rentrer à Baños. Le temps de manger un morceau et de faire un tour en ville, il est déjà 23h lorsque je me couche après une journée bien remplie.

Dimanche, alors là c'est une vraie grâce matinée, puisque je me lève à 8h30. Je traine un peu dans les rues animées de Baños puis vers 10h30 je prends un bus qui me conduira à Riobamba où j'arrive vers 12h30. La ville est bien plus grande et ne me plait pas du tout. Le guide prévenait que celle ci était désertique le dimanche, je n'ai pas été déçu. Il n'y a rien, pas grand monde dans la rue, angoissant et la journée s'annonce particulièrement longue. Ma 1ere mission est de trouver un hôtel, ça sera le « Tren Dorado », où je réserve deux nuits. Je suis ici pour aller au Chimborazo, le plus haut volcan du pays, avec ses 6310 mètres. Il me faut donc chercher une agence qui me proposera ça, l'hôtel me disant qu'il le faisait mais pour minimum 2 personnes. Je cherche désespérément dans la ville de quoi me satisfaire pour le lendemain mais TOUT est vraiment fermé, on me dit de partout de revenir le lendemain...galère. Je vais faire un tour au Mercado La Merced, où je déguste des morceaux de porc grillé, un vrai délice puis je rentre bredouille à l'hôtel sans avoir trouvé d'excursion pour le lendemain.

Lundi, début de semaine, c'est reparti, je sors du lit à 6h30, avec la ferme intention de descendre le Chimborazo en VTT quoi qu'il arrive, même seul ! Je vais faire un tour dans la ville car on m'avait dit que les agences ouvraient à 7h, mais tout est encore fermé, je vais prendre mon petit dej’ à l'hôtel et là, je rencontre Nabil, un français qui vit à Sao Paulo, et qui par chance veut aller au Chimborazo (mais pas de VTT pour lui). On négocie donc avec l'hôtel qui va nous fournir le transport et la location de mon VTT. Nous arrivons au 1er refuge vers 10h30, puis au second, à 5000 mètres, nous montons encore afin d'admirer le paysage à perte de vue. Le temps est magnifique et d'une limpidité impressionnante. Au dessus de nous, le Chimborazo enneigé, devant, la Cordillère des Andes, à cotés un troupeau de vigognes... mais où je suis ??? Je ne réalise pas vraiment mais je me régal, même si nous commençons à avoir un peu mal à la tête à cause de l'altitude et des derniers efforts. On va doucement redescendre et moi enfourché mon VTT pour aller jusqu'à San Juan. Le vent de face est violent et j'ai un mal fou à avancer. Essoufflé, beaucoup de mal à respirer mais j'arrive à destination malgré un fort mal de tete. De retour à Riobamba, je file dans un cybercafé et là anecdote surréaliste. Aujourd'hui, pour l'unique fois des 3 semaines, je n'affiche pas les couleurs du Gym. Je suis assis depuis 1h devant l'ordi, là un équatorien (un peu spécial le monsieur quand même), ouvre une page Google et tape "OGCNICE", je le vois sur le site des aiglons et je dois regarder à plusieurs fois pour y croire !!! J'essaye d'entamer la conversation mais il a l'air un peu benêt et je ne saurai donc jamais pourquoi ni comment il connait mon club ! Ce soir, je vais me coucher comme un papy à 20h30.

Mardi 31 aout, levé 6h30 pour un départ à 7h30, direction Cuenca, la capitale de la fabrication du célèbre chapeau, le Panama. Après cinq longues heures de bus avec mon sac sur les jambes, j'arrive à destination où comme tous les jours, ma première mission est de trouver un hôtel. Je visite une chambre du Capitolio et j'accepte la chambre alors que c'est pourri. Pour 7$ la nuit il ne fallait pas s'attendre à des miracles mais en plus des araignées énormes, la salle de bain qui est sur le palier est vraiment crade. J’oublie ces formalités et je vais au restaurant "Mama Cuisine" afin de manger un almuerzo. Ce menu du jour coute 1,5$ et pour cette somme ridicule, j'ai droit à un jus de fruit, un plat trés copieux, du pain, un dessert et un café. Imbattable et délicieux ! Je visite ensuite la ville en me perdant dans ces petites rues. Le ciel est menaçant mais peu importe, je rentre dans les diverses petites boutiques, pour assister à la fabrication du Panama ou encore discuter de football dans un magasin spécialisé dans la vente de maillots. La ville, classé Patrimoine Culturel Mondial par l'Unesco, est vraiment agréable et paisible avec ses églises et ses parcs. Le contraste est saisissant avec Riobamba que j'ai quitté le matin même. Le soir, je vais diner au Moliendo Café où je déguste des spécialités colombiennes avant d'aller voir un match de la Copa Americana dans un bar. Je retourne voir mes araignées et autres cafards vers 22h.

1er jour du mois de septembre, il est 7h30. Ce matin je vais perdre un peu de temps pour confirmer mon vol de retour, puisqu'apparemment ça se passe comme ça chez Copa Airlines, puis je vais prendre le bus pour Guayaquil. La capitale économique du pays, qui a très mauvaise réputation en termes de sécurité. J'avais réservé un hôtel, le plus cher de mon séjour, 27$, mais il fallait absolument en réserver un "sécurisé", avec grille à l'entrée et proche de l'avenue du 9 octobre, une des 2 avenues "safe". Après 4h de trajet, j'arrive donc dans cette ville, plutôt moderne, la plus moderne en tout cas que j'ai pu voir jusque là. Le temps de descendre l'avenue principale et de me rendre au bord du Guayas, le fleuve qui borde la ville, la nuit commence à arriver et il ne fait pas bon trainer dans ces rues quand il n'y a plus de soleil. Malheureusement, j'étais obligé de me rendre ici afin de prendre l'avion pour rejoindre les Galápagos mais finalement, j'ai été assez content d'y passer une demi-journée et de découvrir la ville la plus moderne du pays.

Aujourd'hui c'est le grand jour, le départ vers les Galápagos pour une croisière de 5 jours. Je prends un taxi sécurisé pour me rendre à l'aéroport pour une arrivée à l'aéroport de Baltra à 12h30 heure locale. En effet, je prends encore 1h de décalage. L'aéroport se résume au strict minimum, une piste et un simple toit sans porte ni fenêtre en guise de terminal. Direction le bateau et je fais alors connaissance avec les 16 membres du groupe. 2 français venant de Lille, une danoise, des anglais, des suisses, une japonaise, des australiennes et...moi, le nissart ! Tout de suite, on se rend compte que la mer bouge énormément et tout le monde commence à se sentir assez mal. Heureusement, on descend sur la terre ferme afin d'aller voir les fameuses tortues géantes qui ont donné leur nom à l'archipel. La taille et la respiration de ces animaux préhistoriques sont assez impressionnants, j'ai vraiment la sensation d'être dans un lieu où l'homme n'est qu'un étranger au pays des bêtes. Mais la nuit tombe, le vent se lève, la pluie menace et il est temps de retourner sur le bateau, où ça bouge beaucoup. Pas mal de monde est malade dont moi, donc ce soir, pas de repas et direction le lit à 19h30.

La nuit sera bonne et je vais me réveiller à 7h. Là, ça recommence à bouger et je ne peux à nouveau rien avaler. Vivement que l'on pose nos pieds sur l'ile de Floreana. On embarque sur le zodiac afin d'assister à la vie de tous les animaux qui nous entourent. Ici il n'y a rien, pas d'hommes, pas de téléphone, pas d'hôpital...la seule chose qui est ici c'est la faune et la flore. Les tortues de mer, les lions de mer, les oiseaux, c'est un véritable zoo à ciel ouvert, au beau milieu du Pacifique. Une fois sur terre, direction un tunnel de lave. Une mini-sortie spéléo, il fait nuit noire et la cavité est assez étroite. Quelques personnes du groupe renonceront mais la visite dans les entrailles de l'ile, valait bien ce petit effort. Le plus intéressant arrive enfin, notre première plongée. L'eau est assez froide même avec une combinaison mais rapidement, j'oublie tout ça. Nager au milieu des bancs de poissons multicolores, des étoiles de mer ou encore des raies aigles est époustouflant ! C'est même sur-réaliste, chaque seconde passée dans l'eau est un réel bonheur. Tout est loin et la seule chose à laquelle je pense c'est l'endroit où regarder, tellement il y a de choses à voir. Cette plongée va me mettre l'eau à la bouche et l'après midi, je suis bien content d'en faire une nouvelle, à la « Corona del Diablo ». Celle là sera la plus difficile, il faut faire une boucle mais nous sommes exposés aux vagues et au fort courant. Il ne faut pas trainer non plus car les rochers acérés sont assez proches. Le spectacle sous-marin est une nouvelle fois au rendez vous mais je ressors assez crevé de l'eau, la nage à contre sens, dans ces creux de 2 ou 3 mètres était vraiment éprouvante. On finira la journée par une balade à Punta Cormorant au coucher de soleil, comme souvent, accompagné de lions de mer.

Samedi 4 septembre, je commence à m'habituer à notre environnement et même si le bateau tangue, tout va bien. Nous avons navigué toute la nuit, 10h environ, jusqu'à l'île Española. Nous faisons connaissances avec les iguanes marins et les crabes aux couleurs très vives, puis nouvelle plongée. Celle ci sera assez particulière, puisque nous allons avoir le privilège de nager avec les lions de mer. L'après midi, visite de la Baie de Gardner avec ses centaines d'iguanes de mer, d'albatros, de serpents, de fous à pattes bleues...mais pas seulement. Sur cette île, le spectacle des vagues frappant les falaises est merveilleux ! Après 2 bonnes heures de marche, retour sur le bateau.

Nous sommes le dimanche 5 septembre mais le levé se fait à 7h du matin. C'est ça les vacances, revenir plus fatigué que quand on est parti. Le programme du jour commence par l'Ile de Santa Fé, où nous allons observer en plus des habituels lions de mer, les iguanes terrestres, plus gros que les marins. Puis vers 10h30, nous attaquons notre plus belle plongée dans cette baie à l'eau turquoise. Le guide, Alvaro nous laisse tomber et on se retrouve éparpillé dans cette immensité, au milieu des nombreuses raies et requins qui rodent ici et que nous apercevons de temps à autre. Mais peu importe, avec notamment Gérald, le chtimi, on s'amuse longuement avec des lions de mer qui ne sont pas plus intrigués que ça de nous voir. Au contraire, ils jouent avec nous...la couleur des poissons est surréaliste, les tortues sont à coté de nous, je ne m'en lasse pas !! C'est la dernière pour moi mais je termine en beauté. De retour sur le bateau, nous naviguons pendant 3h vers l'ile de South Plaza. Le temps est extrêmement beau et tout le monde se prélasse sur le pont du bateau. Là j'ai une petite pensée pour tous les gens que je connais et qui n'ont pas la chance d'être là ;-) Arrivée sur l'ile vers 14h30, et promenade de 2h avant de repartir vers l'ile de Seymour. Ce soir, c'est la dernière soirée, on échange les coordonnées et on rigole bien. La réussite de cette croisière est aussi passée par la bonne ambiance qui régnait entre nous.

Lundi 6, c'est le dernier réveil sur le bateau. A 6h45 nous sommes déjà sur l'ile afin d'observer les frégates, ces oiseaux qui gonflent leur cou rouge afin de séduire les femelles. Après un rapide petit dej', il faut se rendre à l'aéroport, direction Quito. La journée s'annonce longue car si tôt arrivé, j'ai l'objectif de partir à Mindo, dans le nord de Quito. Atterrissage 15h, je cours pour attraper un taxi et prendre le dernier bus à 16h pour Mindo. Là je retrouve Sandrine et nous arrivons à Mindo à 18h30. C'est une petite ville très calme, entourée par la foret tropicale et prisée pour l'observation de la nature et autres activités sportives comme le canyoning, rafting ou tyroliennes. Ce soir, on choisira de dormir au Rubbie Hostal, chez Norma. Celle ci nous propose l'observation des oiseaux à l'aube, dans la jungle. Moi qui espérais dormir, c'est raté, le départ sera à 5h45. Mais ce soir, c'est petit plaisir avec repas au Caskafesu et surtout brownie 2 chocolats d'Equateur, un délice !

Mardi 7 septembre, levé donc à 5h20 afin de partir avec Marcelo voir les oiseaux. Nous marcherons une dizaine de kilomètre et 4 bonnes heures afin d'observer notamment des Toucans ou autres perroquets, à l'état sauvage. Nous ferons la rencontre d'Eran, un israélien plutôt marrant, que nous recroiserons plusieurs fois dans cette mini-ville. Sur le retour, nous allons réserver nos billets pour faire du canopy. 3500 mètres de tyrolienne au dessus de la jungle. Sitôt réservé, on remonte à pied quelques kilomètres pour commencer notre parcours sur les câbles, cette marche nous permettra de rencontrer Verola, une allemande avec qui on fera l'activité. L'expérience provoque quelques belles sensations puis nous redescendons dans le 4x4 d'un couple d'américain jusqu’à la ville. Après avoir mangé une bonne pizza au feu de bois, Vérola prend son bus pour Quito et nous, on se repose car les efforts ont été nombreux et le levé, très matinal. Le temps aspire également au farniente puisqu'on a droit à un bel orage pour toute la fin de journée. Un repas mexicain pour finir la journée et demain je rentrerai seul sur Quito.

Mercredi 8, un nouveau levé à l'aube, 5h30, je déjeune très rapidement à l'hôtel et je prends le 1er bus pour me rendre à la Mitad del Mundo. Le lieu où passe la ligne imaginaire qui coupe la planète en 2 hémisphères. J'arrive 1h avant l'ouverture et doit donc attendre devant les grilles du monument. Le temps de prendre quelques photos et de visiter les différents halls d'exposition, je reprends un nouveau bus pour Quito et la Casa Bambu, mon dernier hôtel en Equateur. Cet après midi sera consacré à la visite du Vieux Quito, avec ses différentes places, ses petites rues et ses vieilles églises. En rentrant à l'hôtel, je croise Sandrine qui loge également ici.

Jeudi 9 septembre, c'est le dernier jour en Amérique du Sud. Je me lève à la fois content de retrouver ma ville mais triste de quitter ce pays et de revenir à une vie bien plus conventionnelle. Le temps est splendide et le petit déjeuner en terrasse est très agréable. Ce matin, j'ai prévu de prendre le TéléfériQo afin d'observer Quito d'en haut et de voir au loin les 3 volcans (Chimborazo, Cotopaxi et le 3eme ?). Ce temps me permet de voir à des dizaines de kilomètres et de me rendre compte de l'étendue de la ville, un dernier moment magique que j'apprécie à sa juste valeur. Il est l'heure, ça y'est, il va falloir me diriger vers l'aéroport. Les formalités se passent biens mais dans la salle d'embarquement on m'appelle, "on a trouvé quelque chose dans votre bagage, vous devez venir l'ouvrir". Petit coup de pression, j'avais pourtant sécurisé au maximum mon sac à dos. Je me retrouve sur le tarmac, entouré de policiers avec chien. Et ce qui "clochait", était apparemment des gouttes ophtalmiques...plus de peur que de mal. Je prends donc normalement mon premier vol vers Panama City. Le temps d'une escale de quelques heures, j'embarque dans l'avion qui m'emmènera jusqu'à Amsterdam. L'avion tarde à décoller et le commandant de bord nous annonce qu'un des moteurs ne s'allume pas et qu'il va falloir le démonter et le réparer. Nous attendrons 2h30 dans l'avion, un passager faisant un malaise (ou une simulation par peur de prendre ce vol ?) puis nous décollerons sans incident. J'arrive le vendredi vers 16h à Amsterdam, où j'attends encore 3h mon vol pour Nice. 21h, je marche à nouveau sur les terres de ma ville adorée.

Trois semaines exceptionnelles qui m'ont permis de me rendre compte qu'un voyage seul peut etre une expérience au moins aussi enrichissante qu'un voyage à plusieurs.

To be continued…

MOIS Très défavorable Défavorable Moyenne Favorable Très favorable
Jan Quito
Fv Quito
Mar Quito
Avr Quito
Mai Quito
Jui Quito
Jui Quito
Aou Quito
Sep Quito
Oct Quito
Nov Quito
Dc Quito
Très favorable : Période très favorable
Favorable : Période favorable
Moyenne : Période moyennement favorable
Défavorable : Période défavorable
Très défavorable : Période très défavorable
LIEUX
Baleines à bosse : la saison pour l’observation des baleines en Équateur va de juin à octobre et pendant ces quelques mois nous pouvons les observer à partir de Salinas, Puerto Lopez et Súa.
Cuenca : ses rues pavées, ses cathédrales, ses constructions en marbres et façades blanches, lui donne ce caractère colonial, que nous pourrions qualifier d'unique en Equateur. Lieu de poêtes, philosophes, écrivains, Cuenca est trés fière de son passé culturel et intellectuel, ce qui l'a entrainé dans une conservation toute particulière de son héritage architectural. C'est également ici qu'on fabrique le fameux chapeau "Panama".
L'archipel des Galapagos : situé dans l'océan Pacifique, à environ 1000 km des côtes équatoriennes, ces dix-neuf îles et la réserve marine qui les entoure constituent un musée et un laboratoire vivants de l'évolution uniques au monde. Au confluent de trois courants océaniques, les Galápagos sont un creuset d'espèces marines. L'activité sismique et le volcanisme toujours en activité illustrent les processus qui ont formé ces îles. Ces processus, ainsi que l'isolement extrême de ces îles, ont entraîné le développement d'une faune originale, notamment l'iguane terrestre, la tortue géante et de nombreuses espèces de pinsons qui inspira à Charles Darwin sa théorie de l'évolution par la sélection naturelle à la suite de sa visite en 1835.
Les thermes de Papallacta : à 65 km à l'est de Quito, dans une imposante lagune, dont l'eau est traitée et transformée en eau potable pour la capitale. Le site est un véritable complexe touristique dans un cadre superbe à 3 500 m d’altitude. C'est l'endroit idéal pour se reposer après un séjour en Amazonie.
Otavalo et sa région : sont incontournable lors de votre séjour en Equateur. La ville, située à plus de 2500 mètres d'altitude est le point de départ pour visiter la région avec des cascades comme celle de Peguche ou des lagunes comme à Cuicocha. Vous passerez aussi par de petits villages comme Cotacachi pour admirer le travail du cuir. A Otavalo même, ne manquez pas le marché d'artisanat et celui aux animaux !
Parque Nacional Yasuni : considéré comme une des zones mondiales de méga-diversité biologique et déclarée Réserve Mondiale de la Biosphère par l'UNESCO, le Parque Nacional Yasuni s'étend sur environ 16 000 km2. On y accède depuis Coca en naviguant sur le rio Napo, avant d'arriver à Pompeya ou Nuevo Rocafuerte, tout près de la frontière péruvienne. Dans ce véritable paradis pour naturalistes habité par les communautés Huaoranis, on peut observer une faune d'une incroyable diversité : dauphins roses, caïmans, tortues, raies, mangoustes, oiseaux et perroquets, singes, insectes, reptiles et même un jaguar pour les plus chanceux. Végétation luxuriante, lagunes et lacs au cœur de la forêt primaire, nombreuses rivières et villages authentiques le long du fleuve, vous voilà plongés dans un autre monde !
TelefériQo : il vous emmènera sur les pentes du volcan Pichincha (à 4100m d'altitude) qui domine tout Quito. D'ici, vous pourrez admirer le superbe paysage avec vue sur toute la ville. Il est préférable d'avoir eu quelques jours d’acclimatation à l'altitude à Quito avant d'y monter. Comptez environ 8,50 US$.
Vieille ville de Quito : fondée au XVIe siècle sur les ruines d'une cité inca à 2 850 m d'altitude, la capitale de l'Équateur possède toujours, malgré le tremblement de terre de 1917, le centre historique le mieux préservé et le moins modifié d'Amérique latine. Les monastères San Francisco et Santo Domingo, l'église et le collège jésuite de La Compañía, avec leurs riches décorations intérieures, sont des exemples parfaits de l'« école baroque de Quito », mélange d'art espagnol, italien, mauresque, flamand et indien. Quito a été la 1ère capitale à être classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco.
SYSTéMATIQUEMENT :
Vaccinations incluses dans le calendrier vaccinal à mettre à jour
Hépatite A
Enfants : dès l'âge de 1 an
EN FONCTION DES MODALITéS DU SéJOUR :
Hépatite B
Pour des séjours longs ou répétés.
Deux injections espacées d’un mois, rappel unique 6 mois plus tard.
Lorsque l'immunité doit être rapidement acquise, en cas de départ imminent, un schéma accéléré comportant trois doses rapprochées et une quatrième dose 1 an plus tard peut être utilisé chez l'adulte.
Rage
En cas de séjour prolongé, en situation d'isolement.
Enfants : dès qu'ils sont en âge de marcher.
Typhoïde
En cas de séjour prolongé ou dans des conditions d'hygiène précaires.
Enfants : à partir de l'âge de 2 ans.
INFOS FIèVRE JAUNE ET PALUDISME :

Fièvre jaune (2015)
Condition exigée : un certificat de vaccination contre la fièvre jaune est exigé des voyageurs âgés de plus d’un an en provenance de pays où il y a un risque de transmission de la fièvre jaune. Le certificat de vaccination contre la fièvre jaune est valable à vie.
Vaccination antiamarile recommandée : oui
La vaccination est recommandée pour tous les voyageurs âgés de 9 mois et plus qui se rendent dans les provinces suivantes à l’est des Andes, à une altitude inférieure à 2300 m : Morona-Santiago, Napo, Orellana, Pastaza, Sucumbíos et Zamora-Chinchipe.
La vaccination n’est généralement pas recommandée pour les voyageurs dont l’itinéraire se limite aux provinces suivantes à l’ouest des Andes, à une altitude inférieure à 2300 m : Esmeraldas, Guayas, Los Rios, Santa Helena, Santo Domingo de los Tsachilas, et dans les zones désignées de Azuay, Bolivar, Canar, Carchi, Chimborazo, Cotopaxi, El Oro, Imbabura, Loja, Pichincha et Tungurahua.
La vaccination n’est pas recommandée pour les voyageurs dont l’itinéraire se limite aux zones situées à plus de 2300 m d’altitude, aux villes de Guayaquil et Quito et aux îles Galápagos.
Paludisme (2015) : le risque de paludisme – à P. vivax (86 %) et à P. falciparum (14 %) – existe toute l’année au-dessous de 1500 m, le risque étant modéré dans les provinces côtières.
Le risque de paludisme à P. falciparum est plus élevé dans la province d’Esmeraldas. Il n’y a aucun risque à Guayaquil, à Quito et dans les autres zones urbaines de la région interandine.


Source : Institut Pasteur